Une seule phrase suffit à démontrer notre niveau d’impréparation face au conflit. Pourquoi notre cerveau déraille quand la tension monte ?
Bonjour,
Une seule phrase suffit à démontrer notre impréparation totale face au conflit : « Monsieur, calmez-vous ! »
Soyons honnêtes : personne ne s'est jamais calmé après cette injonction. C’est un réflexe automatique, totalement inefficace, et pourtant, nous l’avons tous eu.
Je suis Jérôme Bouteiller. Avec cette newsletter L’Art du Conflit, je vous aide à ne plus vous laisser submerger par le tsunami émotionnel des situations de crise.
C’est rageant. En temps normal, vous avez de la répartie, vous maîtrisez les codes sociaux et la langue française. Mais face à l'agression, votre cerveau semble patiner.
Rassurez-vous : ce n'est pas un manque d'intelligence, c'est une question de priorités biologiques.
Quand vous êtes pris de court, votre cerveau perçoit le conflit comme une menace vitale. En moins de 400ms, il coupe le courant au néocortex (votre logique) pour passer en mode Reptilien.
C'est archaïque, c'est brutal, mais c'est conçu pour votre survie. Le problème ? Ses méthodes de défense sont... envahissantes :
Priorité à la fuite : vidange instantanée (nausées, envie pressante) pour s'alléger avant de courir.
Arrêt de la logistique : plus de salive, digestion stoppée (adieu la répartie, la priorité est ailleurs).
Mode « Combat » : mains moites, effet tunnel, blocage du diaphragme et disparition de la motricité fine.
C'est grâce à ces réflexes que nos ancêtres ont survécu aux prédateurs. Mais face à un patient agressif ou un usager hors de contrôle, c'est un handicap majeur.
Dans les prochaines éditions, je vais vous apprendre à « tutoyer » votre cerveau reptilien pour reprendre les commandes au moment critique.
Ici, pas de théorie de salon. Je vous donnerai les outils qui fonctionnent concrètement quand le rythme cardiaque grimpe à 180 BPM.
Prenez soin de vous (et de votre cerveau),
Jérôme Bouteiller
Expert en sûreté chez YourSafety.training